Sans plus attendre...
Publié : 25 oct. 2012 07:53
Bonjour !
Je me présente, Bodo, 36 ans, d'origine Allemande et immigré en France depuis 2000. Portant le virus de l'automobile dans les gènes (après des débuts de Rally sur NSU, mon père à passé les années 1990 à rouler en championnat européen de GT historique en Lotus Elite), la "maladie" s'est chez moi manifesté assez tardivement, la trentaine passée. J'ai commencé par la réalisation d'un rêve de gosse - une Lamborghini Countach LP400 de 1977. Rêve ou cauchemar ? Un peu des deux, en fait. Tant que ça roule, c'est un voyage dans le temps de la meilleure façon imaginable, on se retrouve en pleine effervescence, originalité et outrance des années 70 (les meilleures, celles de ma naissance :-) ). Mais la plupart du temps, ça traine dans des garages et vous vide les poches. Mais je ne suis pas là pour vous parler de Lamborghini, évidemment.
Donc, il y a 10 jours, exit la Countach, après m'être rendu compte que je n'avais pas plusieurs dizaines de milliers à mettre dans l'entretien chaque année...
Il fallait trouver une remplaçante digne (et toute aussi dingue). Une fois qu'on a attrapé le virus de l'automobile sportive, une guérison est presque exclue (sauf si par l'action conjugué de l'age et de la gravité on finit par ne plus rentrer dedans...)
Mon ami Flo, fan de TVR depuis sa tendre enfance et visiteur assidu de ce forum, m'a fait découvrir les récentes réalisation de la marque lors du Mans classique 2012. Bien sûr que je connaissais les TVR des années 50/60, celles contre lesquelles mon père avait bataillé en championnat de GT historique (et qui étaient très dangereuses, pourvu le cas improbable qu'elles arrivaient à franchir la ligne d'arrivée...) A l'entrée du parking TVR, constitué principalement d'anciennes et de Griffith, je restais dubitatif. Mais à fur et à mesure qu'on avançait, et que je découvrais 350, Tamora, Sagaris, Chimera, Cerbera, j'écarquillais les yeux de plus en plus. Puis la vue de la première Tuscan était ... troublante. Trouble considérablement approfondi lorsque je lorgnais dans l'intérieur de la belle. Tandis que je me rinçais l'oeil, Flo me mettait au fait de l'histoire et de la philosophie de cette marque atypique: Des gros moteurs de compèt dans des voitures agiles et légères, l'absence d'aides à la conduite, le côté méchant, que les Porsche soient pour les filles (je suis assez d'accord) - enfin, vous connaissez la chanson.
En gros, je retrouvais tout ce que j'avais dans ma Lambo, mais plus récent, avec de meilleures performances, beaucoup moins cher, et avec le côté "mythe" de la Lambo remplacé par le côté unique et non moins sidérant de la TVR Tuscan.
Il ne m'en fallait pas plus qu'un joint de culasse pété sur la Countach pour décider de changer de monture.
A cet endroit il faudra que je m'excuse d'avance, car je sais que sur ce forum, il y a plus d'un qui cherche une Tuscan en conduite à gauche depuis belle lurette, et il y a quelques visages qui risquent de virer vers le vert en lisant ce qui suit. Il se trouve que j'ai le "cul bordé de nouilles", de façon quasiment généralisé, ce qui fait qu'entre le début de mes recherches (merci, Flo, pour le grand coup de main) et l'arrivé de la convoitée dans mon garage, se soient passés 3 semaines à peine.
En fait, une Tuscan Mk1 de 2004 a été annoncé en Allemagne... la veille du début de mes (nos) recherches. Selon les dires du vendeur, j'étais le premier acquéreur potentiel ayant l'air sérieux (genre à ne pas vouloir troquer contre une BMW M3), donc il me l'a réservée, ce qui fait que l'annonce était resté en ligne 2 jours au total. J'avoue qu'au téléphone, le vendeur en avait faisait tellement "too much" qu'à un moment je craignais que c'était un mythomane et que la voiture n'existait que sur photo... tout ce qu'il racontait semblait trop beau pour être vrai. Genre: Pas étanche ? Des bruits parasites ? Mais nooon ! D'ailleurs, impossible de la faire consommer davantage de 13 litres, n'importe l'allure... Enfin, comment dire ? Je me disais qu'on pouvait vendre une voiture sans en faire autant... Mais il fallait bien vérifier. Donc:
Un aller simple vers l'Allemagne, accompagné de Flo et de 2 liasses de billets jaunes dans le sac à dos, une petite inspection de la voiture et de l'historique de l'entretien méticuleux, un tour d'abord en passager puis en pilote, et je n'avais pas d'autre choix que de me rendre compte qu'il avait dit vrai sur toute la ligne. Ce que je n'avais pas pu vérifier sur place, j'ai pu le vérifier sur les 2000 km de retour en France (et le passage en lavage haute pression à l'arrivée). On n'a pas eu le moindre pépin, exception faite d'une vitre électrique côté conducteur très farceuse. Elle nous à bien fait rire à s'ouvrir à chaque accélération à fond en troisième :-)
On vous fera un petit résumé de ce road-trip à grande vitesse avec Flo prochainement.
Et pour l'homologation, vous me dites ? Ah, oui, l'homologation. Elle a le TÜV (CT Allemand) jusqu'en mai 2014, et puisque j'ai toujours mon domicile familial en résidence secondaire en Allemagne, eh bien, je l'ai immatriculé en Allemagne. Ca m'aura pris 45 min et 55 Euros. Le monde n'est pas juste, je sais.
Je me présente, Bodo, 36 ans, d'origine Allemande et immigré en France depuis 2000. Portant le virus de l'automobile dans les gènes (après des débuts de Rally sur NSU, mon père à passé les années 1990 à rouler en championnat européen de GT historique en Lotus Elite), la "maladie" s'est chez moi manifesté assez tardivement, la trentaine passée. J'ai commencé par la réalisation d'un rêve de gosse - une Lamborghini Countach LP400 de 1977. Rêve ou cauchemar ? Un peu des deux, en fait. Tant que ça roule, c'est un voyage dans le temps de la meilleure façon imaginable, on se retrouve en pleine effervescence, originalité et outrance des années 70 (les meilleures, celles de ma naissance :-) ). Mais la plupart du temps, ça traine dans des garages et vous vide les poches. Mais je ne suis pas là pour vous parler de Lamborghini, évidemment.
Donc, il y a 10 jours, exit la Countach, après m'être rendu compte que je n'avais pas plusieurs dizaines de milliers à mettre dans l'entretien chaque année...
Il fallait trouver une remplaçante digne (et toute aussi dingue). Une fois qu'on a attrapé le virus de l'automobile sportive, une guérison est presque exclue (sauf si par l'action conjugué de l'age et de la gravité on finit par ne plus rentrer dedans...)
Mon ami Flo, fan de TVR depuis sa tendre enfance et visiteur assidu de ce forum, m'a fait découvrir les récentes réalisation de la marque lors du Mans classique 2012. Bien sûr que je connaissais les TVR des années 50/60, celles contre lesquelles mon père avait bataillé en championnat de GT historique (et qui étaient très dangereuses, pourvu le cas improbable qu'elles arrivaient à franchir la ligne d'arrivée...) A l'entrée du parking TVR, constitué principalement d'anciennes et de Griffith, je restais dubitatif. Mais à fur et à mesure qu'on avançait, et que je découvrais 350, Tamora, Sagaris, Chimera, Cerbera, j'écarquillais les yeux de plus en plus. Puis la vue de la première Tuscan était ... troublante. Trouble considérablement approfondi lorsque je lorgnais dans l'intérieur de la belle. Tandis que je me rinçais l'oeil, Flo me mettait au fait de l'histoire et de la philosophie de cette marque atypique: Des gros moteurs de compèt dans des voitures agiles et légères, l'absence d'aides à la conduite, le côté méchant, que les Porsche soient pour les filles (je suis assez d'accord) - enfin, vous connaissez la chanson.
En gros, je retrouvais tout ce que j'avais dans ma Lambo, mais plus récent, avec de meilleures performances, beaucoup moins cher, et avec le côté "mythe" de la Lambo remplacé par le côté unique et non moins sidérant de la TVR Tuscan.
Il ne m'en fallait pas plus qu'un joint de culasse pété sur la Countach pour décider de changer de monture.
A cet endroit il faudra que je m'excuse d'avance, car je sais que sur ce forum, il y a plus d'un qui cherche une Tuscan en conduite à gauche depuis belle lurette, et il y a quelques visages qui risquent de virer vers le vert en lisant ce qui suit. Il se trouve que j'ai le "cul bordé de nouilles", de façon quasiment généralisé, ce qui fait qu'entre le début de mes recherches (merci, Flo, pour le grand coup de main) et l'arrivé de la convoitée dans mon garage, se soient passés 3 semaines à peine.
En fait, une Tuscan Mk1 de 2004 a été annoncé en Allemagne... la veille du début de mes (nos) recherches. Selon les dires du vendeur, j'étais le premier acquéreur potentiel ayant l'air sérieux (genre à ne pas vouloir troquer contre une BMW M3), donc il me l'a réservée, ce qui fait que l'annonce était resté en ligne 2 jours au total. J'avoue qu'au téléphone, le vendeur en avait faisait tellement "too much" qu'à un moment je craignais que c'était un mythomane et que la voiture n'existait que sur photo... tout ce qu'il racontait semblait trop beau pour être vrai. Genre: Pas étanche ? Des bruits parasites ? Mais nooon ! D'ailleurs, impossible de la faire consommer davantage de 13 litres, n'importe l'allure... Enfin, comment dire ? Je me disais qu'on pouvait vendre une voiture sans en faire autant... Mais il fallait bien vérifier. Donc:
Un aller simple vers l'Allemagne, accompagné de Flo et de 2 liasses de billets jaunes dans le sac à dos, une petite inspection de la voiture et de l'historique de l'entretien méticuleux, un tour d'abord en passager puis en pilote, et je n'avais pas d'autre choix que de me rendre compte qu'il avait dit vrai sur toute la ligne. Ce que je n'avais pas pu vérifier sur place, j'ai pu le vérifier sur les 2000 km de retour en France (et le passage en lavage haute pression à l'arrivée). On n'a pas eu le moindre pépin, exception faite d'une vitre électrique côté conducteur très farceuse. Elle nous à bien fait rire à s'ouvrir à chaque accélération à fond en troisième :-)
On vous fera un petit résumé de ce road-trip à grande vitesse avec Flo prochainement.
Et pour l'homologation, vous me dites ? Ah, oui, l'homologation. Elle a le TÜV (CT Allemand) jusqu'en mai 2014, et puisque j'ai toujours mon domicile familial en résidence secondaire en Allemagne, eh bien, je l'ai immatriculé en Allemagne. Ca m'aura pris 45 min et 55 Euros. Le monde n'est pas juste, je sais.