premiers tours de roues. S3C
Posté : 02 août 2020 17:56
Jour J - 2. Jeudi 30 juillet 2020. Dans 2 jours, je prends l'avion. Un dodo probablement très léger en raison de l'impatience et j'ai enfin,ENFIN! ma TVR S3C. Une histoire de vente et de rachat de véhicule qui dure depuis le mois de mars!!!! vous imaginez? Une vente de mon ancienne en 2 jours. Nickel MAIS paf! le covid. Confinement général. Pour se la payer le gars attend la signature de la vente de sa maison mais les notaires confinent eux aussi. 3 mois de retard! Découverte d'une autre voiture qui me plaît mais qui ne plaît pas à mon épouse. GRRRR. (ce n'était pas une TVR) J'en cherche une autre dans le cadre de la paix des ménages et je tombe sur cette diva qui emporte l'adhésion sans réserve de Madame. Je fais un premier voyage. J'ai le coeur qui bat la chamade. Je suis amoureux. Madame est emballée elle aussi. Oui, mais.... 3 semaines d'attente pour la préparer, faire ce que j'ai demandé etc. Mais ça y est, on y est enfin. Le 1er aout à 10h00 du matin, il y aura dans la région de Toulouse un rugissement monstrueux de bonheur quand je prendrai la route pour la ramener à la maison. Ne vous inquiétez pas les sud-ouest. Ce sera normal. Ce sera ensuite 650 kilomètres par les chemins d'école buissonnière, allure pépère et la banane affichée, avec un arrêt gastronomique, histoire de fêter dignement l'acquisition. ENFIN! ENFIN ! 
Jour J. Samedi 1er août 2020. Ça y est ! Enfin en possession de la bête. 650 km plus loin dans une chaleur accablante, quelques impressions. Elle a des airs gentils. On la dirait même mignonne. Une presque voiture pour Madame en fait. Jusqu'à ce qu'on commence à rouler. La direction, c'est du costaud mais du très précis. Si on éternue on fait un écart. Elle pousse gentiment si on a le pied délicat. Elle pousse très fort si on remplace ce dernier par une enclume. A tel point qu'on se retrouve a des vitesses prohibées genre case prison sans rien toucher sans s'en rendre compte. Enfin presque. Parce qu'au début quand on roule à 80 on a l'impression de rouler à 130. Quelque soit la vitesse d'ailleurs, je n'y ai vu pas la moindre différence au niveau sensations. Du coup si on a pas l'œil rivé sur le compteur on roule à des vitesses de malade et on adore ça! Le bruit: un doux bruit de 6 habituel. Rien de spécial à petite vitesse. C'est du 6 gentillet. Mais quand on s'approche des 4000 tours puis au delà en poussant bien les 3 et 4 alors là! C'est autre chose... symphonie pour soupapes. La belle se transforme en bête. Chaud devant! Et les virages se jettent à la figure du pilote. La tenue de route est bluffante. Ça vire a plat mais sur route en bon état parce qu'elle n'aime pas mais alors pas du tout les départementales défoncées (On dirait du Jean Yann) elle se dandine, se tord, son capot a des allures bizarres. On a l'impression que tout va tomber en morceau. Mais non. Ça tient. Sur revêtement correct, c'est propre, net, précis. Incisif je dirais. Reprises franches. Sorties de virages impeccables. Bond jusqu'au prochain. Freinage efficace. A ne pas chatouiller cependant sous la pluie. J'ai pris un gros orage. Je l'ai sentie un peu hésitante a la ré acceleration avec une envie de mettre les roues arrières avant celles de devant. Ça calme de suite.... bref que du bonheur cette S3C. Je sens venir de belles années de complicité à son volant. Elle va certainement réussir à ne pas me faire regretter ma Triumph TR4 (un autre monde me direz vous...) que j'ai adoré pendant des années. Mais bon c'est la crise de la soixantaine. J'ai quitté une ancienne de 55 ans pour une gamine de 29.
Jour J+1. Dimanche 2 août 2020. Désirée est arrivée à la maison. (son désormais petit nom après toutes les péripéties pour l'avoir) Une nuit à la Roche sur Yon avant de rentrer à Pornic. Cette voiture va me rendre dingue. Le son du moteur est envoûtant et invite à attaquer toujours plus. Je suis arrivé un peu vite dans un virage serré de fin de 4 voies où j'ai fait hennir les canassons, debout sur la pédale de frein, seule solution: en descendre une et mettre le pied dedans. C'est passé comme une lettre à la poste.
Même pas un crissement de pneus. C'est un kart cette voiture. Bon, je n'ai pas renouvelé l'expérience.... Un vrai piège à points de permis. La seule retenue, à part la présence possible de nos amis en bleu, c'est l'absence (provisoire) de Coyote et encore, ce n'est pas infaillible.... Camsam est pas mal mais pas assez de monde dessus. Quant à Waze c'est au petit bonheur la chance. Il va falloir que je me calme c'est sûr. Bon ce ne sont que les premiers jours, ça viendra, mais ces premiers jours peuvent coûter cher, très cher. Saint Trévor, prie pour moi. A peine arrivée, à peine lavée et lustrée. Elle brille de mille feux dans son garage douillet. ça m'a aussi permis de voir de tous petits détails et défauts qu'on ne voit que lorsqu'on a le nez dessus. Rien de grave. Conso moyenne à priori: autour des 9,5/10 litres au 100, plutôt correct pour les poneys à nourrir. Ma TR4 en faisait un peu plus de 12. à suivre..... 
Jour J. Samedi 1er août 2020. Ça y est ! Enfin en possession de la bête. 650 km plus loin dans une chaleur accablante, quelques impressions. Elle a des airs gentils. On la dirait même mignonne. Une presque voiture pour Madame en fait. Jusqu'à ce qu'on commence à rouler. La direction, c'est du costaud mais du très précis. Si on éternue on fait un écart. Elle pousse gentiment si on a le pied délicat. Elle pousse très fort si on remplace ce dernier par une enclume. A tel point qu'on se retrouve a des vitesses prohibées genre case prison sans rien toucher sans s'en rendre compte. Enfin presque. Parce qu'au début quand on roule à 80 on a l'impression de rouler à 130. Quelque soit la vitesse d'ailleurs, je n'y ai vu pas la moindre différence au niveau sensations. Du coup si on a pas l'œil rivé sur le compteur on roule à des vitesses de malade et on adore ça! Le bruit: un doux bruit de 6 habituel. Rien de spécial à petite vitesse. C'est du 6 gentillet. Mais quand on s'approche des 4000 tours puis au delà en poussant bien les 3 et 4 alors là! C'est autre chose... symphonie pour soupapes. La belle se transforme en bête. Chaud devant! Et les virages se jettent à la figure du pilote. La tenue de route est bluffante. Ça vire a plat mais sur route en bon état parce qu'elle n'aime pas mais alors pas du tout les départementales défoncées (On dirait du Jean Yann) elle se dandine, se tord, son capot a des allures bizarres. On a l'impression que tout va tomber en morceau. Mais non. Ça tient. Sur revêtement correct, c'est propre, net, précis. Incisif je dirais. Reprises franches. Sorties de virages impeccables. Bond jusqu'au prochain. Freinage efficace. A ne pas chatouiller cependant sous la pluie. J'ai pris un gros orage. Je l'ai sentie un peu hésitante a la ré acceleration avec une envie de mettre les roues arrières avant celles de devant. Ça calme de suite.... bref que du bonheur cette S3C. Je sens venir de belles années de complicité à son volant. Elle va certainement réussir à ne pas me faire regretter ma Triumph TR4 (un autre monde me direz vous...) que j'ai adoré pendant des années. Mais bon c'est la crise de la soixantaine. J'ai quitté une ancienne de 55 ans pour une gamine de 29.
Jour J+1. Dimanche 2 août 2020. Désirée est arrivée à la maison. (son désormais petit nom après toutes les péripéties pour l'avoir) Une nuit à la Roche sur Yon avant de rentrer à Pornic. Cette voiture va me rendre dingue. Le son du moteur est envoûtant et invite à attaquer toujours plus. Je suis arrivé un peu vite dans un virage serré de fin de 4 voies où j'ai fait hennir les canassons, debout sur la pédale de frein, seule solution: en descendre une et mettre le pied dedans. C'est passé comme une lettre à la poste.